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    Juin

    Vélos électriques : eBikeLabs change de stratégie

    Alors que se profile la 4e édition du Forum Energy for Smart Mobility, les 6 et 7 octobre prochains,E4SM se penche sur les vainqueurs du concours de start-up de la 1ere édition, en 2018. Lauréat dans la catégorie « Technologies liées au véhicule électrique et batterie », la jeune pousse grenobloise eBikeLabs a choisi de se recentrer sur les solutions logicielles, qui permettent, entre autres, de lutter contre les vols de vélos électriques. Maël Bosson, son CEO, nous parle de cette évolution.

    E4SM : Comment a évolué la société depuis son prix au concours de start-up en 2018 ?

    Maël Bosson : À ce jour, eBikeLabs emploie 15 collaborateurs et a équipé 500 vélos, notamment dans le cadre de notre ancien business model : au moment où nous avons gagné le prix, nous proposions une suite d’applis autour des contrôleurs des vélos électriques. Depuis notre victoire, nous avons arrêté la partie hardware et la suite d’applis pour refocaliser l’an dernier sur une approche 100% logicielle. Cela nous a permis de grandir plus vite. Nous sommes vus comme l’un des spécialistes internationaux du sujet. Nous sommes aussi en train de terminer une campagne de financement participatif sur Wiseed, qui sera clôturée la première semaine de juin.

    E4SM : Quel souvenir gardez-vous de votre participation à E4SM ?

    MB : La partie pitch était intéressante. C’était la première fois qu’on mettait en avant les statistiques de vols de Vélib’ à Paris, qui sont assez effrayantes : 20 000 vélos volés chaque année [selon une étude de l’APUR, NDLR], c’est quelque chose qui marque les gens. C’est un moment où j’ai réalisé qu’il s’agissait d’une problématique très forte, et c’est pour cela que nous avons beaucoup travaillé dessus.

    E4SM : Quels sont vos projets clés pour les prochains mois ?

    MB : Nous prévoyons un gros déploiement d’environ 100000 vélos en 2023. On travaille main dans la main avec des concepteurs de vélos: dans le cycle, il faut un an pour designer, puis un an pour produire et mettre sur le marché. Aujourd’hui, nous sommes en phase de design.

    Propos recueillis par Floréane Marinier

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